Liminal, une question, jamais une caution

Peut-on raconter un acte violent sans le justifier ?
Peut-on explorer une pensée extrême sans l’approuver ?

Si Liminal interroge les mécanismes qui conduisent à l’irréparable,
si Liminal suit un personnage qui bascule,
ce n’est pas une caution.

C’est une question.


Mettre en récit, ce n’est pas légitimer.


Écrire, c’est mettre en tension, explorer, creuser.
C’est donner une voix à ce qui dérange, sans pour autant l’adopter.

Ce n’est pas excuser.
Ce n’est pas justifier.
Ce n’est pas cautionner.

Liminal ne cherche ni à glorifier, ni à condamner.
Il expose une trajectoire, une mécanique, un engrenage.
Il laisse au lecteur la responsabilité du jugement.

Un roman ne dit pas quoi penser.

Si Liminal avait un message simple et univoque, il ne serait pas Liminal.
Il ne serait qu’un discours, une thèse déguisée en fiction.

Mais Liminal est un espace d’interrogation.
Un lieu où les évidences se fissurent, où les récits s’entrechoquent.
Un roman trouble, pas un manifeste.

Et s’il dérange, c’est parce qu’il ne dicte ni quoi croire, ni comment juger.

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