Liminal, une critique des institutions ?

Non.

Mais il est difficile d’écrire avec justesse une Justice juste.
Le droit est une construction, une fiction encadrée par des règles, une tentative d’objectivité dans un monde où tout est interprétation.
Alors, comment raconter un procès sans que la balance ne penche ?

Non.

Si j’ai pris les militaires pour cible, ce n’est pas par révolte, ni par défiance.
C’est parce qu’ils sont de taille à se défendre.
Parce qu’ils incarnent une force, une autorité, une structure.
Parce qu’ils imposent un cadre… et qu’un cadre est fait pour être interrogé.

Non.

Je ne dénonce pas les médias, je les comprends.
Leur besoin de narration, de simplification, de polarisation.
J’ai les mêmes en tant qu’écrivain.
Je sais que la neutralité absolue est un mythe, et qu’un récit, quel qu’il soit, fabrique une vérité autant qu’il la reflète.

Oui.

La récupération politique des faits divers me préoccupe.
Mais peut-on légiférer en dehors des réalités quotidiennes ?
Peut-on construire des lois dans l’abstraction, sans émotion, sans ce qui fait de nous des êtres humains ?

Alors, Liminal est-il une critique des institutions ?

Il n’accuse pas, il ne justifie pas.
Il expose, il met en tension, il questionne.

Parce que si la Justice, l’Armée, les Médias et la Politique sont des piliers,
ils sont aussi des récits.
Et Liminal parle des récits que l’on construit, que l’on subit, que l’on croit ou que l’on rejette.

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