Vous connaissez tous ce sentiment d’évidence irrépressible. Ce moment où l’on sait, sans savoir pourquoi, que quelque chose doit être fait. C’est un vertige. Une certitude brutale qui vous tombe dessus, sans prévenir, et qui refuse de vous lâcher. On ne sait pas encore où elle nous mènera. Mais on sait qu’il faut y aller.
Liminal est pour moi ce genre d’évidence.
Une scène gravée dans ma mémoire
Je ne sais plus exactement quel jour ce projet a commencé. Mais je sais où j’étais : dans un bus, au bord des larmes, griffonnant furieusement la conclusion du roman. Parce que, oui, j'ai commencé par la fin, parce que j'avais de plus important à dire.
Et ça devait absolument sortir.
C’était une nécessité. Une injonction intérieure.
Cette histoire devait être racontée.
D'ailleurs j'ai raté mon arrêt.
Des trajets, des pages, une première version
De trajets en bus en trajets en bus – je n’ai pas d’autre occasion d’écrire – le récit s’est étoffé, structuré.
Une idée brute devenue un texte. Sa première version est sortie en moins de deux mois. J'avais les pouces en feu et mon téléphone donnait des signes de faiblesse mais Liminal était né.
Il ne restait plus qu'à le laisser grandir.
Puis vient le doute, les nuits hantées
Et puis vient le travail de réflexion, de composition. Le moment où l’histoire prend du relief, de la profondeur. C'est le moment où je me dis "J'ai oublié cette scène." ou "Non, il faut mettre ça plus tôt pour que le lecteur comprenne." J'ajoute, j'enlève, je raye, je déchire. Je massacre mon texte pour qu'il en sorte aussi amoché que moi. Et puis je le soigne. Comme moi.
C’est aussi le moment où l’écrivain s’expose. Aux questions, aux doutes, aux nuits sans sommeil. Ne suis-je pas en train de la trahir. Est-ce que tout ça tient debout ? Est-ce que moi je tiens debout ? N'ai-je pas vu trop grand ? Ou, au contraire, pas assez ? Reste-t-il encore du café ?
Mais une question revient plus souvent que toutes les autres réunies : ai-je raconté cette histoire comme elle devait être racontée ?
Il n’y a qu’une réponse possible
Et ce sera à vous de me la donner.
Allez !
Laissons ce blog un instant et reprenons l’écriture.

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