Écrire Liminal : pas de concession, mais une négociation permanente

Avant d’être écrivain, je suis ingénieur.
Et pourtant, écrire Liminal m’a plongé dans une équation insoluble :

Un système soumis à des forces contradictoires, impossibles à équilibrer, impossibles à ignorer.


Des forces qui s’opposent, mais qui doivent coexister

  • L’urgence d’écrire, pour capter les tripes du propos, son corps vivant qui ne doit pas refroidir.
  • La digestion lente, pour laisser infuser le sujet, en saisir toute la profondeur avant de le rendre au texte.
  • L’esthétique, pour que les mots portent, touchent, transmettent sans trahir.
  • L’exigence du vrai, car une phrase fausse casse tout l’édifice.
  • L’envie d’en dire plus, et celle de se taire.
Et chaque phrase est une bataille.

Une négociation intérieure à chaque ligne

Dois-je écrire cette phrase telle que je l’ai ressentie sur le moment ?
Ou bien revenir dessus, l’expliciter, la préciser ?

Dois-je l’arrondir ou la laisser tranchante ?
Élaguer, condenser, remplacer ces deux mots par un seul ? Voire aucun.

Ou au contraire, prendre l’espace pour en déployer toute la saveur ?

 

Un texte sculpté à même la tension

Chaque point de Liminal est une clause de cette négociation intérieure.
Chaque phrase est le fruit d’un équilibre instable, d’un accord temporaire, d’un arbitrage âpre.

Mais une chose est sûre :

Je ne trahirai ni Elle, ni mon propos.

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